Fabien à Singapour

22 juin 2008

Pulau Besar

Classé dans : Malaisie — faquin @ 14:41

Déjà 3 semaines que je suis allé à Tioman. Et je ne réécris que pour parler d’une île voisine, Pulau Besar. 

Malaisie du Sud: Kuala Lumpur, Tioman, Besar et Singapour

 

Pour y aller on part de Mersing en Malaisie comme pour Tioman. Lîle est plus proche de la côte, seulement 12km: une demi heure de slow boat, les bateaux lents.

On est parti le samedi 14 Juin, jour du match France-Pays bas. Ce soir là j’ai bossé jusqu’à 23h. Un taxi me ramène à la maison, et je me joint à une fête que donnait Fabien mon voisin. Discussions sur la terrasse en attendant 2h45, heure du match. Tout le monde prends la direction du bar le plus proche, qui retransmet nuit et jour des matchs de foot. Même à 3h du matin, difficile de trouver une table libre ! Je ne ferais aucun commentaire sur l’issue de la partie, mais aussitôt celle ci terminée, le mini bus nous attend pour partir en Malaisie. Peu de monde à la frontière, et à 9h on est à Mersing. Cette fois moins de chance que la dernière fois, aucun bateau ne nous attend. Autant Tioman est une île relativement connue, autant Besar est beaucoup plus perdue. Impossible de trouver un bateau sans une réservation d’hôtel sur l’île. Heureusement Fabien avait fait les choses bien, et on embarque sur un bateau rapidement. L’arrivée sur place une grosse demi heure plus tard, est très jolie.

 

Vue depuis le ponton de debarquement

L’hôtel s’appelait le Nirwana, et nos offre un (faux) jus de citron, que demander de plus? Une fois les formalités accomplies (checkin, depose des bagages, choix des lits) tout le monde dans l’eau! La plage n’est pas aussi magnifique qu’à Tioman, mais il faut arreter d’être difficile là quand même, il faut bien avouer que c’est quand même très chouette tout ça.

 

Vue depuis la chambre: qui a osé installer un fil électrique ici?

C’est un week-end facile à organiser: plage/bar/restaurant. Bon, deux jours ça suffit, mais n’empêche que ça fait un bien fou de ne rien faire et de prendre son temps. Moi, je ne quitte pas le maillot de bain pendant 2 jours, et chaussures interdites. L’île est réservée à moitié par l’équipe de Survivor Sweden, une émission de télé-réalité où les gens sont enfermé sur une île pendant plusieurs semaines, et que le meilleur gagne. Je crois qu’en France ça s’appelle Koh-Lanta (qui est d’ailleurs une île en Thaïlande où on va peut-être aller passer un week-end). Enfin bref l’équipe de tournage est sur Besar, et les acteurs sont sur une autre partie de l’île. Ca casse le mythe de la vie en pleine nature, pas vrai? Les cameraman passent leur soirées dans le bar à jouer au billard et à regarder les matchs de l’Euro à la TV. Mais bon, l’important c’est de faire rêver les gens en métropole. On a même assisté aux adieux déchirants d’une participante visiblement évincée; et qui expliquait comment elle se sentait, ce qu’elle allait faire ensuite. Du grand spectacle, si si, une vraie émotion vraie.

 

La plage, mais avec classe

 

Le dimanche vers 13h, la réceptionniste de l’hôtel nous informe que le bateau arrive et qu’on repart à 13h30 (au lieu des 17h annoncées)… Horreur, amputer plus de 3h de paradis! Après d’âpres négociations on arrive à obtenir un bateau pour 17h, et un speed boat qui plus est. Un speed boat c’est un bateau rapide, en gros une barque avec un moteur gros comme réacteur d’avion. Effectivement, le pilote essaye à tout pris de s’envoler sur les vagues. On avait une demi heure de retard pour embarquer, et je le soupçonne fortement de vouloir se venger en nous secouant pendant le trajet de retour. On ne perds personne dans la bataille, mais se fut tout juste. Le retour en mini bus grand luxe se passe sans encombres, et en chansons. Nous voila d’attaque pour une semaine de travail !

 

Crépuscule

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26 mai 2008

Un week-end à Tioman

Classé dans : Malaisie — faquin @ 22:47

J’ai déjà rencontré quelques français, notamment via Fabien. On est voisin de terrasse et comme il est à Singapour depuis quelques mois il connaît déjà pas mal de monde et d’endroits où aller. Ainsi, quand la semaine dernière il a voulu organiser un voyage à Toman, je me suis joint à lui. Un petit groupe de 6 personnes s’est formé.

Une île habitée sur le littoral.

Tioman est une île en Malaisie, à environ 150/200 km de Singapour. Il faut aller jusqu’à la ville de Mersing, et prendre le bateau. Samedi matin tôt, le mini bus réservé nous attendait sur le parking du métro, à l’heure dite, c’est à dire 4h30. Une fois arrivé à la frontière, tout le monde descend et passe par la douane Singapourienne. On remonte dans le bus pour traverser le pont reliant Singapour à la Malaisie. Une fois de l’autre côté il faut de nouveau redescendre, mais avec les baguages, et passer devant l’immigration Malaise. Un coup de tampon plus tard, on rembarque. Il faut passer par ça à chaque fois qu’on veut passer la frontière. L’Europe à du bon…

On a eu la chance d’arriver à Mersing quand un bateau partait, et à 9h30 on était sur la plage ! Tioman est une île où les Singapouriens vont passer un WE. Elle est assez grande : 20km, et il y a plusieurs petits ports. Le bateau s’est donc arrêté plusieurs fois avant de nous laisser à notre destination : Tekek. Le sud de l’île est assez désert, avec un sommet à 1000m tout de même. On peut traverser à pied entre Tekek et Juara.

La longueur des feuilles est surprenante

 

Il y a même un aéroport à Tekek, avec des liaisons depuis Kuala Lumpur et Singapour. Bien sûr, réserver un mini bus est beaucoup plus économique : S$160 (75euros) divisé par 6 ou 9… Une fois débarqués, on a pris un frugal petit déjeuner sur la jetée. Œufs brouillés, toasts, jus de fruit, soleil superbe et vue imprenable. Il fallait prendre des forces, car la matinée était sous le signe de la randonnée pédestre, par 32ºC. Pour traverser l’île, le chemin monte dans une forêt assez aérée, et pas très humide. Gravir les 900 marches pour atteindre le col est donc de l’ordre du possible. Il ne faut pas oublier d’emporter de l’eau, car au bout d’un petit quart d’heure, le tshirt est entièrement mouillé. Une fois arrivé au point culminant, ça redescend via une route presque carrossable jusqu’à Juara. Ce petit village (une vingtaine d’habitants) est d’une tranquillité que j’ai rarement vue. Il y a un ponton d’embarquement de bateaux, avec un bar de chaque côté. Ensuite, on peut trouver une petite épicerie, et quelques maisons qui font aussi hôtel. On a pu trouver deux chambres au Rainbow Chalet. Il n’y a qu’à descendre les trois marches de la terrasse pour se retrouver sur la plage. Avec les cocotiers qui font de l’ombre, on se croirait dans une publicité pour une agence de voyage.

 

Bien qu’étant dans un bar sur la plage sur une île perdue, le jus de fruit frais coûte 1euro. On a donc bien récupéré de la balade comme ça. La mer étant aussi chaude que l’air ambiant, on a fini l’après midi à se baigner où à sauter du ponton. Plonger de 4m dans un eau parfaitement transparente est une drôle d’expérience, on croit qu’on va s’écraser au fond de l’eau… Des noix de coco traînant par là servirent à jouer à une partie de pétanque géante. Vincent voulait absolument louer un bateau pour aller faire de la plongée en masque et tuba. Après quelques négociations, on a pu finalement trouver un navire, rendez-vous le lendemain matin pour une excursion. Après le dîner, et un petit digestif vodka-mangue sur la plage,  tout le monde au lit.

Vue depuis la terrasse du chalet

 

Le lendemain, on embarque sur un assez grand bateau, et on fait le tour de l’île par le nord. Ça nous permet de faire quelques jolies photos. La mer étant parfaitement calme, on a pu s’arrêter à l’endroit que connaissaient nos pilotes. Un îlot de quelques dizaines de mètre carré, à 200m du rivage. Il ne sert à rien d’avoir un équipement de plongée tant on peut voir de poissons et de coraux depuis la surface. J’aimerais connaître le nom de ce poison turquoise/bleu/rose/jaune si joli… Le deuxième endroit était dans la baie des singes (Monkey bay). Cette fois, même pas une maison sur la plage, juste un voilier qui mouillait ici. Et pour cause : au bout de la plage, la forêt commence tout de suite. Dernier arrêt : le port de Salang. Cette fois, on est sur la côte ouest, beaucoup plus touristique. Beaucoup de restaurants, de bar, et quelques vendeur de bière/cigarettes (Tioman est une île hors taxe). Ceci dit, même si c’est beaucoup plus construit et peuplé, on ne se sent quand même pas comme à Antibes en août. Les 3h pour le prochain bateaux furent occupées à profiter une dernière fois du panorama, et aussi à une séance de sauts et plongeons stupides depuis l’embarcadère.

Le Rainbow Chalet, son sable, ses cocotiers, sa lumière du soleil levant

 

 

Un tel week-end ne coûte pas grand chose, avec l’aller en Malaisie à 9 et le retour à 6. Compter 35euros de transport, 20euros de restaurant/boissons, et 4euros la nuit (oui oui, 4)… La Malaisie est donc un pays vraiment pas cher. Mais il faut toujours se remettre dans le contexte : par rapport au Vietnam, c’est un pays riche par exemple. Une chose agréable, même sur une île très touristique, les prix ne sont pas ridiculement élevés. Les prix sont comparables avec ceux du continent. Et ensuite, on a pas du tout l’impression de n’être que des portes monnaie pour eux, mais on est pas non plus des curiosités. Il y a une sorte d’indifférence, qu’on soit malais singapourien ou français, peut importe. C’est très apaisant.

La baie de singes vue du bateau de plongée

 

 

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